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russe n'avaient d'autre but que de répondre à ceux de l'Autriche et d'indiquer l'intention et le droit du Tzar d'émettre son avisdans le règlement de la question serbe. Le comte Berchtoldrépondit en donnant la même assurance relativement à l'intentionnullement agressive des préparatifs austro-hongrois en Galicie . Depart et d'autre on s'appliquera à ce que ces mesures ne soient pasinterprétées comme des marques d'hostilité. Le rapport del'ambassadeur français poursuit en ces termes:
«Pour le règlement du conflit austro-serbe,il a été convenu que les pourparlers seraientrepris à Pétersbourg entre M. Sasonoff et lecomte Szapary; s'ils ont été interrompus, c'estpar suite d'un malentendu, le comte Berchtoldcroyant que le Ministre des Affaires étrangèresde Russie réclamait pour son interlocuteur despouvoirs qui lui permettraient de modifier lestermes de l'ultimatum autrichien. Le comteSzapary sera seulement autorisé à discuter quelaccommodement serait compatible avec la dignitéet le prestige dont les deux Empires ont un souciégal. Ce serait donc, pour le moment, sous cetteforme directe et réduite aux deux plus intéresséesqu'aurait lieu l'examen que Sir Ed. Grey propo-sait de confier aux quatre Puissances nondirectement intéressées. Sir M. de Bunsen, quise trouvait chez moi, a aussitôt déclaré àM. Schébéko que le Foreign-office approuveraentièrement cette nouvelle procédure."
Le lendemain, l'ambassadeur de Russie à Berlin fut avisé quel'ambassadeur austro-hongrois à Pétersbourg avait confirmé ladéclaration faite par le comte Berchtold à Monsieur Schébéko«que son Gouvernement était prêt à discuter avec leGouvernement russe la note à la Serbie , même quantau fond." (Livre jaune No. 121.)
Donc, le 30 juillet, le Gouvernement austro-hongroisavait bien fait une démarche décisive dans la voie de la