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Les Origines de la guerre mondiale d'après les publications des puissances de la Triple entente / par Karl Helfferich
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of our conversations into any sense of falsesecurity that we should stand aside if all theefforts to preserve the peace, which we were nowmaking in common with Germany, failed."(Après avoir exprimé aujourd'hui à M. Cambon combienla situation me paraît grave, je lui ai dit que j'avaisl'intention de dire à l'ambassadeur d*Allemagne de ne pas se laisser entraîner par le ton amicalde notre conversation à un sentiment de faussesécurité, en pensant que nous resterions à l'écart,si tous les efforts que nous faisons maintenanten commun avec l'Allemagne pour le maintiende la paix, venaient à échouer.)

La France était désormais en droit de pouvoir compter surla coopération armée effective de l'Angleterre , au cas elle seraitentraînée dans le conflit par un concours de circonstances quel-conques. Mais on chercherait vainement dans le Livre jaune françaisun rapport de M. Paul Cambon mentionnant cette conversation,la plus importante pendant toute la semaine critique. Ce silencea bien lieu de surprendre. On ne serait pas plus heureux d'ailleursen voulant découvrir dans le Livre jaune des instructions donnéesà ce sujet de Paris à St. Pétersbourg. Pourtant la bombe lancée àLondres dans la matinée du 29 juillet, éclate le même "soir à St. Péters-bourg, sous forme d'un télégramme dans lequel M. Sasonoffcharge M. Iswolsky d'exprimer au Gouvernement françaisla sincère reconnaissance du Gouvernement russe pourla promesse absolue de son appui armé (Livre orange No. 58).

Le sort en était définitivement jeté: c'était la guerre!M.Sasonoff avait déclaré à l'ambassadeurd'Angleterre déjà le25 juillet:,,If Russia feels secure of the support of France she willface all the risks of war." (Si la Russie est sûre del'appui de la France , elle prendra sur elle tous lesrisques de la guerre.) (Livre bleu No. 17.) Maintenant, onse trouvait bien autrement avancé: Grâce à la certitude quela participation de la France à la guerre aurait pourconséquence celle de l'Angleterre, la France assure la