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plained to the Russian Ambassador that myreference to it must not be taken to mean thatanything more than diplomatic action waspromised."
(L'ambassadeur de Russie m'a dit que dans lescercles allemands et autrichiens, l'impression dominanteest que nous resterions à l'écart dans tous les cas. SonExcellence a déploré l'effet produit par une impressionpareille. Cette impression devrait être détruite, comme jel'ai exposé, par les ordres que nous avons donnés à lapremière flotte, concentrée actuellement par hasard àPortland, de ne pas se disperser à la fin des manœuvres.Mais j'ai déclaré à l'ambassadeur de Russie que macommunication ne devait pas être interprétée dans unsens dépassant une promesse d'appui diplomatique.) (Livrebleu No. 47.)
Malgré les réserves jugées nécessaires par Sir E. Grey, on s'imagine facilement les conséquences que les Gouvernements françaiset russe tirèrent du maintien de la mobilisation de la flotte anglaisede la mer du Nord, et de la confidence de cette mesure ainsi faite àleurs représentants. L'initiative prise par le Premier Lord del'Amirauté, la sanction donnée par le cabinet britannique et la révé-lation du secret devaient peser d'un poids plus lourd dans la balanceque toutes les paroles de prudence et de modération.
Pendant les deux jours qui suivirent, le parti de la guerredans le cabinet anglais vit sans doute affluer l'eau pour fairemarcher son moulin. Car le 29 juillet, Sir Edward Grey entreprit une démarche ne laissant plus subsister aucun doute sur lasolidarité de l'Angleterre avec les deux autres Puissances del'entente. Ce jour-là, Sir E. Grey eut avec le prince Lichnowskyun entretien dont il avisa lui-même l'ambassadeur d'Angleterre àBerlin par la communication suivante (Livre bleu No. 89):
»After speaking to the German Ambassadorthis afternoon about the European situation, Isaid that I wished to say to him, in a quite pri-vate and friendly way, something that was on my