Druckschrift 
La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
Entstehung
Seite
113
Rechtsdrehung 90°Linksdrehung 90° 
  
  
  
  
  
 
Einzelbild herunterladen
 

CENTRALISATION ET DIVISION DU TRAVAIL

113

fournissant fréquemment des avances avant l’échéancedes paiements, aussitôt après la réception des marchan-dises, et d’un autre côté en prenant soin de procurer autisserand une occupation constan te, et lui faisant connaîtreles changements survenus dans les demandes.

Il en est autrement pour les tissus façonnés, qui nesont pas des articles de Bourse. Ils sont exécutés sur lacommande du marchand en gros. De même l’imprimeurimprime le plus souvent sur commande ; il comble seu-lement les lacunes de la production par un travail à sonpropre compte.

Tous les produits de l’industrie du coton, fils, tissus*étoffes imprimées, finissent par se réunir entre les mainsdu marchand en gros, Ce dernier est aujourd’hui un despersonnages les plus importants de l’industrie tout en-tière. Mais il est devenu acheteur par lui-même, et lacharge des risques est passée sur lui. C’est le cas, mêmesi le client étranger choisit en personne chez le fabricant,alors que l’affaire est cependant conclue dans les règlesavec le marchand d’exportation, qui offre au fabricantune garantie pour un paiement prompt et sûr. Ainsi lefabricant est déchargé du souci de juger les clients etd’avoir égard aux modes étrangères, à la situation desaffaires et aux variations des cours du monde entier.

Un petit nombre de maisons seulement, surtout cellesdont l’origine remonte à une époque éloignée, ont conti-nué à exporter à leurs risques et périls, et la possibilitéd’agir ainsi maintient le gain des marchands dans deslimites modérées. Si le prix moyen de l’exportation du filanglais est aujourd’hui de 4 d. par livre plus élevé quele cours moyen de la Bourse à Manchester, ce n’est pas

8