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LA GRANDE INDUSTRIE
apte à travailler qu’à consommer, qui fait la force del’Angleterre . Par suite, l’agriculteur n’a pas encore lemarché pour les produits maraîchers qui en font un bonconsommateur, en état de payer les produits de la grandeindustrie.
IV. — Comparaison des frais de production enAngleterre et en Allemagne .
Les marchés, toujours plus importants du monde, ontdéveloppé le système moderne de production sur unegrande échelle, et, en première ligne, dans l’industrie co-tonnière. Mais d’autres industries l’ont rapidement sui-vie dans cette voie, spécialement l’industrie du fer, lafabrication des machines, la construction des navires, sibien qu’à l’époque actuelle, l’économie de l’Angleterre tout entière présente le cachet de la grande industrie.Ce progrès s’est opéré par voie de conséquences de cer-taines conditions historiques résultant de certains avan-tages naturels particuliers à la nation anglaise. Mais cesderniers, agissant comme éléments permanents, doiventdonner lieu à l’abaissement continu des frais de produc-tion.
La force industrielle de l’Angleterre ne dépend plusen première analyse de ces avantages naturels, maisplutôt de ce fait que l’économie nationale de ce pays apoussé le plus loin les résultats techniques, commerciaux,sociaux de la grande industrie moderne ; et que, parconséquent, a eu lieu, entre employeurs et employés,cette modification psychologique qui, nous l’avons notéplus haut, a coïncidé avec l’abandon des anciennes mé-
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