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LA GRANDE INDUSTRIE
ture en question, il n’y avait pas plus de deux femmesoccupées à ce travail. Ensuite vient 1’ « écussonnage »,en vue de séparer les fibres isolées les unes des autres età faire partir les impuretés plus petites au moyen d’unvan. Le coton quitte cette machine sous forme d’une sortede large bande et est transporté ainsi à la « carde ». Ilest généralement soumis deux fois à cette dernière opé-ration. Chaque fois il est travaillé par quatre machinesà écussonner — ensemble huit — conduites par deuxouvriers adultes.
Vient ensuite l’opération importante du « cardage »qui, tout en débarrassant le coton des dernières impu-retés, a pour résultat de rendre les fibres parallèles.Cette dernière opération est accomplie par deux cylindresagissant l’un contre l’autre, et dont les surfaces sontrevêtues de pointes de fil de fer en forme de crochets.A la filature en question, il y avait environ 50 machinesà carder dont chacune travaillait par semaine 800 livresde coton. Ces machines étaient conduites par septhommes, en moyenne un homme pour sept machines. Cenombre est plutôt un peu faible ; souvent à Oldham huitou neuf machines sont conduites par un seul ouvrier. Lecoton quitte la carde à l’état de petit ruban (sliver) quiest réuni dans des casiers tournants.
Vient ensuite « l’étirage ». Les slivers provenant ducardage sont étirés sous des rouleaux compresseurs.A la filature en question, il y avait sept châssis éti-rant, chacun avec trois tètes et sept distributions. Chacund’eux était gouverné par une jeune fille.
Dans l’opération suivante les fils de coton sont trans-formés- en « rovings » puis étirés de nouveau et tordus