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LA GRANDE INDUSTRIE
Ces résultats montrent qu’à Oldham il faut moins d’ou-vriers pour 70,000 broches qu’à Mulhouse pour 32,000.Et encore on voit par ces chiffres que Mulhouse présente,sous ce rapport, les conditions les plus favorables detoute l’Allemagne . L’état des choses est beaucoup moinssatisfaisant dans les vallées des Vosges, comme le prou-vent les résultats donnés ci-dessus. Il est vrai que leschiffres cités pour Oldham et Mulhouse ne se rapportentpas aux mêmes numéros de coton; la moyenne à Ol-dham va de 36 à 40; ceux de Mulhouse se rapportent aun° 20 (français). Mais cette circonstance ne peut entreren compte avec la différence extraordinaire signalée.C’est ce qui résulte de la comparaison suivante entre lafilature d’OIdham et une filature Suisse qui fabrique lesmêmes numéros (40).
La comparaison de la page 436 entre le type cité parUre et la filature d’aujourd’hui à Oldham montre, dans lapréparation aussi bien que dans le filage, la réduction laplus forte du travail manuel. Dans le premier exemple, cerésultat est dû à l’invention (en Amérique ) par Wellmande la machine à carder automatique. Tandis qu’autrefoisles cardes devaient être débarrassées des déchets de co-ton qui restaient attachés — les ouvriers s’appelaient des« strippers », — c’est la machine aujourd’hui qui fait cetravail. La carde, qui est de plus en plus employée dans le
OLDHAM SUISSE
Nombre d’ouvriers par 1000 broches .
Préparation.
Slubbing, Roving et intermédiaire.Filage proprement dit.
2,3 6,20,31 1,70,62 1,21,37 3,3