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l'ail, j'ai rarement trouvé une main-d’œuvre moins chèreque celle de Cleveland . De même, suivant Schœnhof,le prix de main-d’œuvre par tonne de fer en gueuse estmoindre dans l’Amérique du Nord qu’en Allemagne (I m 2()contre ],(!(>) bien qu’en Amérique , comme on sait, lessalaires soient doubles et plus cpie doubles de ceux del’Allemagne .
Il est vrai, l’enquête sur le fer en fait la mentionexpresse, qu’en Allemagne aussi, la capacité de l’ouvriers’est accrue par elle-même aussi bien que par le progrèsde l’outillage technique. « Il résulte des détails cités que« le nombre des ouvriers engagés dans l’industrie du fer« proprement dite a été réduit et, même, à un plus haut« degré que l’on ne pouvait s’y attendre, étant donné« (pie la production est restée presque la même qu’en« 1871 sous le rapport de la quantité. » On reconnaît àl’unanimité qu’un abaissement ultérieur des salaires, pourabaisser le coiït de fabrication, est inadmissible à moinsde diminuer aussi la puissance de production et decompromettre le bien-être matériel et moral des ou-vriers.
Ouant à la démonstration du principe avancé, lespreuves, dans l’état actuel des méthodes scientifiques, nepeuvent être qu’historiques et psychologiques. Pour lecoté historique, nous renvoyons le lecteur au cliap. I età l’évolution qui a fait émerger certaines classes d’ou-vriers d’un état social déprimé, du prolétariat industriel.Pour le côté psychologique on peut admettre ce qui vasuivre.
Nous devons partir de ce fait que l’énorme accroisse-ment observé de la production dépend en premier lieu
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