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La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
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1,.V GRANDE IXDUSTHIE

travail est devenu plus facile qu’autrefois. Autant qu’onpeut en juger, c’est le contraire qui est vrai. Un tisseurà la main peut travailler 13 heures par jour ; un travailde 13 heures est une impossibilité physique pour unouvrier qui gouverne 6 métiers. La nature du travail acomplètement changé. Au lieu de fournir de la forcemusculaire, il faut maintenant diriger la machine, c’est-à-dire fournir de l’activité mentale. Ceux qui ont vu lestisseurs à Oldliam au milieu du tourbillonnement de 2500broches, ou les ouvrières à Burnley entourées de 4 à (inavettes, travaillant à la vitesse de 200 piqûres par mi-nute, savent quel haut degré d’application mentale leurest demandé.

En outre, ces machines, de jour en jour plus compli-quées, exigent chez les ouvriers une certaine aptitude àcomprendre les vues mécaniques qui les ont inspirées.Comme le cheval anglais bien nourri demande à êtreconduit par l’affection et le raisonnement tandis qu’il serévolte contre les mauvais traitements d’un garçond’écurie inexpérimenté, de même ce type supérieur del’ouvrier de fabrique réclame un traitement approprié àses qualités particulières, et donne les meilleurs résultatsquand l’employeur fait preuve d’une certaine sympathiepour la classe ouvrière. C’est ainsi, par exemple, que lesecrétaire des patrons fdateurs à Oldliam, M. Andrew, asu conquérir un haut degré d’estime dans les cerclesouvriers. L’ingéniosité toujours croissante des machines

des hommes et dos femmes est la plus complète, surtout si l'on sesouvient de prendre en considération le travail des jeunes ouvrièresnon mariées. Dans les usines du Lancashire , les femmes mariées oumères travaillent rarement.