I.A GRANDE INDUSTRIE
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est, dans beaucoup de cas, impossible sur le continent,sont néanmoins en moyenne au-dessus de la plus hauteclasse des ouvriers cotonniers — les mule-sphmers — etconstituent en général l’aristocratie du travail, en Angle-terre et aussi, en général, en Europe. Déjà au commen-cement de 1870, ils avaient obtenu la journée de neufheures ; aujourd’hui, ils sont sur le point d’introduiredans la pratique la journée de huit heures.
Avec le grand développement de la fabrication des ma-chines, l’Angleterre tient la tête de la position techniquepour l’industrie du coton ; car, aujourd’hui, c’est presquetoujours par l’outillage que se fait le progrès technique ;témoins le self-actor de Roberts et le perfectionnementrécent par Brooks de la broche annulaire (ring-spindie).
Mais la dépense nécessaire pour fonder une usine devien tmoindre quand l’ensemble de l’établissement est plus con-sidérable, l’importance moyenne supérieure des filaturesanglaises constitue un avantage de plus pour l’Angleterre.
Car le coût par broche est moindre dans ce pays qu’enAllemagne. Voici les chiffres que j’ai pu recueillir à cesujet dans mon enquête de l’été de 1891.
OLDHAM
ALSACE
ALLEMAGNE |
N° 20' s.
24 s.
Enquête
60 s. \
OIdham medium(32' s. à 40' s.) .
20 s.
50 s. |
de 45 s. à 55 s.
N° 60 s.
26 s. G d.
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Dans les 71 filatures « limited » de OIdham, fondéesentre 1875 et 1880, et qui avaient passé par une crise ;