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LA GRANDE INDUSTRIE
D’après quoi le coût de production par yard, noncompris le fil, était égal à 0 d. 438.
Dans ce calcul, comme dans l’exemple donné plushaut pour la filature, et suivant la coutume anglaise, ila été ajouté aux frais de production la dépréciation,mais non l’intérêt. Dans le tissage, néanmoins, la pro-duction peut, dans des circonstances favorables, contermoins cher encore. Par exemple, le loyer annuel pourl’emplacement et la puissance par métiers peut sou-vent ne pas monter plus haut que 32 sh. ou 3G sh.,tandis que, plus haut, il figure pour un chiffre plusfort.
Malheureusement, les détails donnés dans l’enquêteallemande sur les frais de production, ne sont pas compa-rables avec les précédents, en raison de la grande diver-sité et de l’incertitude sur la question de savoir s’il fautou non compter la dépréciation des usines, les appointe-ments de l’employeur. En tout cas, ces frais donnent àl’Angleterre,d ’accord avec Jannasch,un léger avantage surles bas numéros et un avantage considérable sur les fins.Non seulement les plus grosses dépenses de main-d’œuvre, mais les frais d’établissement plus élevés cons-tituent une infériorité pour l’Allemagne . Si, avec le prixde 1 1. st. par broche, 1/4 d. par livre de fil représenteseulement 3 0/0 de profit, avec des frais doubles d’éta-blissement, ce chiffre tombera à seulement 2 1/2 0/0.
Les filateurs allemands de faibles numéros avaientcertainement, avant 1878, chassé de plus en plus les filsanglais du marché national. En 1877, l’importation desfils atteignait seulement 17 0/0 de la consommationtotale contre 47 0, 0 en 1838. Comme les droits protec-