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La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
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LA GRANDE INDUSTRIE

vent rien pour cet accroissement de production. Commel’état du marché réagit sur les salaires, de même la primecontre le risque que renferme le profit, tend à s’abais-ser (1).

De ce qui a été dit plus haut nous pouvons déduireles propositions suivantes :

a) Pour un produit défini, les parts revenant au capitalainsi qu’au travail décroissent eu valeur absolue avec ledéveloppement de la grande industrie — le prix s’abaisseà l’avantage du consommateur.

b) La part revenant au capital décroît non seulementen valeur absolue, mais aussi relativement à la part reve-nant au travail.

c) Réciproquement, la part du travail, qui décroît euvaleur absolue, croît par rapport à celle du .capital.

cl) L’accroissement de la production nationale totalepar lui-même rend possible l'accroissement, en valeur ab-solue, des parts du travail et du capital.

Le travail reçoit une part toujours croissante de la pro-duction nationale totale. Il reçoit une portion de plus enplus grande de ce qui reste, après avoir payé les partsafférant à l’intérêt et au profit.

La conséquence sociale de cette évolution économiquec’est le nivellement des conditions extrêmes. Loin que leriche devienne plus riche et le pauvre plus pauvre, c’estle contraire qui a lieu, comme la statistique l’a prouvépour l’Angleterre . Pour cette dernière phase l’ouvrier

(1) Schmoller « Uebor die Entwickelung des Grossbetriebs und dieSociale Klassenblidung. » La part du capital, du capital possédé parles simples actionnaires, n’attend en réalité rien de plus que le paie-ment de l’intérét. Ce capital perd de plus en plus sa position dominante.