PREUVES TIREES DU LANCASIIJRE
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de quatre pièces, dont une sert à la fois de cuisine et dechambre. Le père n’est pas membre du syndicat ; parcontre les fils payent 1 sli. 2 d. par semaine à l’asso-ciation des tisserands. Pour l’enseignement il est payé(> d. par semaine; à cela s’ajoutent encore les dépensespour les écoles du dimanche et les instructions reli-gieuses, soit 23 sh. par an. Les économies sont dans cecas très considérables ; elles s’élèvent annuellement àenviron 50 livres st. (1000 marks) ; elles sont placées partiedans les caisses d’épargne postales de l’Etat, partie dansdes sociétés de construction, partie dans l’association deconsommation, une part au nom des parents, l’autre partau nom des enfants. Ces économies servent à assurer unjour aux parents une vieillesse aisée, à constituer auxenfants une dot pour leur mariage et, en partie aussi, àrendre possible à la famille, pendant le chômage, uneexcursion pendant laquelle les dépenses détruisent l’équi-libre du budget.
Un autre cas concerne une famille de tisserands deDarwen. Le mari et la femme, âgés de 39 et 33 ans, sonttous deux tisseurs en coton ; la femme va aussi au travailpendant 9 mois de l’année, parce qu’elle n’a que quatreenfants, âgés de 11, 9 et 7 ans. Dans l’année considérée,qui s’est écoulée de l’été 1890 à 1891, le mari n’a travailléque 48 semaines, il a perdu deux semaines pour causede maladie, et passé 10 jours en congé. Le revenu totals’éleva à 101 livres st. 7 sh. ; desquelles 52 livres 10 sh.viennent des salaires du mari ; 43 livres 1 sh. des salairesdelà femme; 4 livres 10 sh. des dividendes de l’asso-ciation, 1 livre comme argent de malades de la sociétéamicale. Les dépenses s’élevèrent à 94 livres 13 sh. fid. ;
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