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1 (1932)
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LA LOI DK TROIS ANS

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y a quelques années, et qui doit être le point dappui de lapolitique extérieure ». Cette même mentalité faisait ré-clamer vers la même époque aux généraux Keim, Fal-kenhausen et Bernhardi , dans de multiples conférences,lapplication intégrale du service obligatoire.

Survint alors la guerre des Balkans , la défaite de laTurquie inféodée à lAllemagne , et lépanouissement duslavisme dans les Balkans . « Nous ne pouvons plus compter,en cas de conflit européen, écrivait le général von Bernhardià la fin de 1912, ni sur la Turquie, ni sur la Roumanie ,ni sur la totalité des forces autrichiennes. Nous auronscontre nous non seulement les Français et les Anglais ,mais la masse principale des forces russes. Les revers desTurcs ont nui à notre prestige militaire ; il ny a pas jusquàla Belgique qui ne se reconnaisse un cœur français et quine tourne en dérision les piètres résultats de linstructionallemande en Turquie . »

Ainsi donc, depuis deux ans, lAllemagne avait vu laFrance lui tenir tête avec lappui non seulement de laRussie, mais encore de lAngleterre . Sachant quelle nepouvait faire que peu de fond sur lAutriche , et quelle nedevait point compter sur lItalie , elle renforçait sa puis-sance militaire. Peut-être désirait-elle la paix, mais unepaix résultant de la satisfaction donnée à toutes ses ambi-tions extérieures, et de la subordination des puissancesvoisines à ses désirs, une paix, pour tout dire, issue de lacrainte quelle inspirerait.

Il importe maintenant de définir les résultats de ces loismilitaires.

Par la loi de 1912, le commandement allemand navaitpas cherché à augmenter le nombre de ses grandes unitésactives mobilisées. Nous savions, en effet, depuis longtemps,que deux corps darmée portant les numéros 20 et 21 de-vaient être formés à la mobilisation par ladjonction à la3 e division de chacun des 1 er et 14 e corps, déléments ensurnombre dans des corps darmée voisins. La créationorganique de ces deux corps darmée (20 e et 21 e ) ne cons-tituait donc pas une augmentation du nombre des grandes