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1 (1932)
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103
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SITUATION EXTÉRIEURE DE LA FRANCE 103

Jétais donc décidé à étudier le problème avec méthodeet dans toute son ampleur.

Il y avait, en premier lieu, à faire déterminer par legouvernement la situation de la France en face des puis-sances de lEurope , en tenant compte de nos alliances etdu groupement probable des forces européennes.

Le groupement des puissances en Europe était tel quonne pouvait plus envisager une guerre entre deux dentreelles, sans examiner quelle pourrait être en face de ceconflit lattitude politique que dicterait aux autres la plusou moins stricte observation des accords et des traitésdalliance ou de neutralité. Cette attitude politique dechacune des puissances non intéressées directement dansle conflit se manifesterait probablement soit au début, soitau cours des hostilités par une action militaire telle que lalutte sétendrait sur un plus ou moins grand nombrede théâtres dopérations simultanées. Si nous envisagions,par exemple, léventualité dune guerre entre la France etlAllemagne , il fallait prévoir quels seraient nos alliéspossibles, ceux de notre ennemie, et quels états resteraientneutres. Il fallait essayer de déterminer la forme et lavaleur de lintervention militaire de chacun deux. Cestalors seulement que la politique, donnant aux opérationsleur objet, répartirait nos forces entre les théâtres parti-culiers avant de laisser le champ libre à la stratégie surle t héâtre dopérations principal la décision seraitrecherchée.

Il nous fallait donc avant toute chose être éclairés aussiprécisément que possible sur lattitude la plus probablede la Russie, de lAngleterre, de lAutriche, de lItalie ,de la Belgique, de la Suisse , et des puissances balkaniques.

Déjà le ministre de la Guerre, dès le début de juil-let 1911, cest-à-dire au commencement de la crise dAgadir ,avait demandé au président du Conseil de soumettre auConseil supérieur de défense nationale une série de ques-tions destinées à léclairer sur certains points précis depolitique extérieure, en vue de modifications à apporterà la concentration de nos armées. Le ministre avait de-