Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
159
Einzelbild herunterladen
 

LA GENÈSE DU PLAN XVII

159

quaient pas eux-mêmes en Lorraine , elles se porteraienten avant pour fixer lennemi et attirer ses réserves.

Pour remplir ces diverses missions, jenvisageais larépartition suivante de nos armées :

Un groupe principal , « groupe de Belgique », pour loffensiveau nord de Thionville ;

Un groupe secondaire , « groupe de Lorraine », pour maintenirlennemi au sud de la ligne de Nancy-Toul ;

Une armée centrale reliant les deux groupes et chargée din-vestir le front ouest du camp retranché de Metz.

Dans ma pensée, le groupe principal devait comprendredeux armées assez fortement constituées pour être enmesure de fournir les détachements nécessaires à la protec-tion des flancs :

Lune de ces armées, formée de 6 corps et un groupede divisions de réserve destinées à marcher offensivementsur Saint-With ou sur Trêves ;

Une seconde armée forte de 5 corps (et éventuellement2 divisions de réserve) destinée à opérer soit sur Thion-ville, soit plus au nord entre Luxembourg et Thionville, sa droite bloquant Thionville.

En raison de létendue du front entre Nancy et Bel-fort, jétais conduit à diviser le groupe de Lorraine égale-ment en deux armées : lune de 3 corps et 3 divisionsde réserve maintenant lennemi entre Nancy et la ligneChâtel-Manonviller ; lautre de 4 corps opérant au sudde cette ligne jusquaux Vosges; jenvisageais, en outre,un groupe de 3 divisions de réserve rassemblé initiale-ment dans la région de Vesoul en couverture du flancdroit de nos armées. Quant à larmée centrale, elle pour-rait comprendre 2 corps darmée et un groupe de 3 divi-sions de réserve, et serait destinée au blocus du frontouest de Metz. Larmée britannique aurait, dans tousles cas, à opérer de concert et en liaison étroite avec legroupe des armées françaises de Belgique. Enfin, les troupesdAfrique et la division des troupes alpines formeraient uneréserve générale que je pourrais utiliser, suivant les cir-