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1 (1932)
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LA GENÈSE DU PLAN XVII

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rions la neutralité belge , et, comme on la vu, une offen-sive en Lorraine serait nécessaire, notre système fortifié,malgré sa valeur défensive, ne répondait plus à ces exi-gences offensives. Si nous navions pas eu dautre préten-tion que celle dattendre les Allemands à la sortie destrouées volontairement ménagées dans ce système en vuede canaliser linvasion, les barrages des Hauts-de-Meuseet de la chaîne des Ballons auraient encore été susceptiblesde rendre les mêmes services quà lépoque le généralSéré de Rivière les avait conçus. Mais nos places du Nord-Est devaient maintenant favoriser le départ offensif denos armées destinées à attaquer en Lorraine , en leurouvrant tous les débouchés utiles. Or, sauf peut-être auxabords de Verdun, et dans la région dËpinal , notre sys-tème fortifié nétait pas susceptible de jouer un rôle ana-logue à celui que les Allemands attribuaient au groupeMetz-Thionville . A ce point de vue, la substitution deToul à Nancy comme musoir sud de la ligne des Hauts-de-Meuse avait été, à mon avis, particulièrement regret-table : enfoncée entre les forêts de Haye et de la Reine,Toul ne nous assurait la possession daucun débouchéimportant, et si les Allemands parvenaient à sinstallersur les Couronnés de Nancy , nous serions probablementobligés douvrir la campagne par de difficiles et coûteusesopérations pour reprendre la ligne de la Meuse .

Or, pour des raisons budgétaires évidentes, il eût étéchimérique de projeter des modifications profondes à notreorganisation : je prescrivais donc létude dorganisationsdéfensives du moment, en particulier autour de Nancy etdans la région dHattonchâtel, combinées avec celles quejenvisageais pour faire échec à la puissance offensive deMetz .

Il était évident que toutes ces organisations ne pour-raient être réalisées à temps que si elles avaient fait, dèsle temps de paix, lobjet dune reconnaissance détailléeet dune minutieuse préparation.