LA MISE SUR PIED DU PLAN XVII 177
à partir du cinquième jour aux ordres des commandantsd’armée.
Les systèmes fortifiés devaient servir d’appui à la couvertureet l’aider à protéger la concentration; ils devaient en outrefaciliter l’entrée en opérations des armées en assurant les débou-chés vers les frontières.
Or, nos places étaient insuffisantes, dans l’état actuel, à rem-plir ce dernier rôle, aucune d’elles n’étant capable de remplirune fonction analogue à celle de Metz-Thionville. La situationétait donc à améliorer par l’organisation d’ouvrages du moment.
Aussi des études avaient-elles été entreprises pour créer despositions défensives solides sur les Hauts-de-Meuse, le Grand-Couronné et au débouché de la forêt de Charmes.
Hauts-de-Meuse : la possession incontestée du front Dam-villers, Haudiomont, Vigneulles, Apremont, était nécessairepour permettre la sécurité de nos débarquements et faciliterune offensive au nord de la ligne Verdun-Thionville. L’organi-sation était déjà arrêtée dans tous ses détails. La positiondevait être organisée et tenue dès le début par les troupes decouverture. Vers le onzième jour, la couverture serait rem-placée sur cette position par des divisions de réserve.
Tête de pont de Nancy : Pour garantir contre Metz le flancgauche de colonnes en mouvement vers le nord-est, une posi-tion devait être organisée à l’est de Nancy dès la période decouverture, et tenue prête dès le début des transports straté-giques. Cette position devait englober le plateau de Faulx, lemont d’Amance, les hauteurs de Cercueil . L’organisation enavait été confiée au 20 e corps d’armée ; le tracé en avait déjàété arrêté par le général commandant le 20 e corps d’arméed’accord avec l’état-major de l’armée, et le génie avait reconnule profil de chaque ouvrage.
Forêt de Charmes : Il était nécessaire de nous assurer ledébouché au delà de la Moselle sur Gerbéviller et Rambervil-lers ; ce débouché devait être assuré par l’occupation des pla-teaux d’Ortoncourt et d’Essey ; les études étaient en cours.
Ici s’arrêtait la série des questions soumises aux délibéra-tions du Conseil supérieur de la Guerre. En ce qui concernaitl’ordre de bataille, le document s’exprimait ainsi :
« La détermination de l’ordre de bataille des armées, de leurrépartition sur la frontière, du dispositif général de concentra-t. i. 12