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1 (1932)
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177
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LA MISE SUR PIED DU PLAN XVII 177

à partir du cinquième jour aux ordres des commandantsdarmée.

Les systèmes fortifiés devaient servir dappui à la couvertureet laider à protéger la concentration; ils devaient en outrefaciliter lentrée en opérations des armées en assurant les débou-chés vers les frontières.

Or, nos places étaient insuffisantes, dans létat actuel, à rem-plir ce dernier rôle, aucune delles nétant capable de remplirune fonction analogue à celle de Metz-Thionville. La situationétait donc à améliorer par lorganisation douvrages du moment.

Aussi des études avaient-elles été entreprises pour créer despositions défensives solides sur les Hauts-de-Meuse, le Grand-Couronné et au débouché de la forêt de Charmes.

Hauts-de-Meuse : la possession incontestée du front Dam-villers, Haudiomont, Vigneulles, Apremont, était nécessairepour permettre la sécurité de nos débarquements et faciliterune offensive au nord de la ligne Verdun-Thionville. Lorgani-sation était déjà arrêtée dans tous ses détails. La positiondevait être organisée et tenue dès le début par les troupes decouverture. Vers le onzième jour, la couverture serait rem-placée sur cette position par des divisions de réserve.

Tête de pont de Nancy : Pour garantir contre Metz le flancgauche de colonnes en mouvement vers le nord-est, une posi-tion devait être organisée à lest de Nancy dès la période decouverture, et tenue prête dès le début des transports straté-giques. Cette position devait englober le plateau de Faulx, lemont dAmance, les hauteurs de Cercueil . Lorganisation enavait été confiée au 20 e corps darmée ; le tracé en avait déjàété arrêté par le général commandant le 20 e corps darméedaccord avec létat-major de larmée, et le génie avait reconnule profil de chaque ouvrage.

Forêt de Charmes : Il était nécessaire de nous assurer ledébouché au delà de la Moselle sur Gerbéviller et Rambervil-lers ; ce débouché devait être assuré par loccupation des pla-teaux dOrtoncourt et dEssey ; les études étaient en cours.

Ici sarrêtait la série des questions soumises aux délibéra-tions du Conseil supérieur de la Guerre. En ce qui concernaitlordre de bataille, le document sexprimait ainsi :

« La détermination de lordre de bataille des armées, de leurrépartition sur la frontière, du dispositif général de concentra-t. i. 12