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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

de surveillance, tout dabord par des régiments de réserve,puis, après leur départ, par deux divisions territoriales main-tenues respectivement à Perpignan et à Bayonne . Au centre,un cordon de douaniers et de forestiers était considéré commesuffisant.

Défense des côtes : La défense était confiée à larmée navalefrançaise concentrée tout entière en Méditerranée.

Lorganisation devait comprendre :

1° Une défense mobile. Les côtes de la mer du Nord et de laManche, étant les plus exposées, seraient divisées en trois sec-teurs, comprenant : le 1 er , les ports de Calais et de Boulogne ;le 2 e , ceux de Dieppe et du Havre ; le 3 e , le Contentin. A chacunde ces secteurs serait affectée une division territoriale stationnéerespectivement à Saint-Omer, à Rouen et dans le Cotentin; une réserve centrale pourrait, en outre, être prévue. Pour ladéfense éventuelle des côtes de Bretagne et dune partie de cellesde lOcéan, une division territoriale serait placée au Mans ouà Angers ; la division territoriale de Bayonne, outre sa missionface à lEspagne, assurerait la défense du reste du front delOcéan.

2° Une défense fixe. Cette défense serait assurée par les gar-nisons des points essentiels : Cherbourg, Brest, Lorient, Bor-deaux, Toulon, Bizerte .

Le Conseil supérieur de la Guerre se réunit au ministèrede la Guerre, dans laprès-midi du 18 avril 1913, sous laprésidence du ministre, M. Étienne. Appelés à voter sur laquestion de savoir sil y avait lieu délaborer un plan XVIIsur les bases du rapport de présentation que je viens derésumer, les membres du Conseil votèrent oui à lunani-mité, sans quaucune objection ait été soulevée.

Le lendemain, je partis en tournée dinspection avecM. Étienne. Nous visitâmes en particulier Verdun et lesdéfenses de Nancy .

Le 2 mai, le ministre approuvait à son tour les basesdu plan, qui devenait ainsi exécutoire. Sa nécessité se ré-vélait, dailleurs, plus grande chaque jour; en effet, lamise en place des documents relatifs à la variante n° 2, ter-minée dans le courant du mois davril, avait révélé uncertain nombre derreurs imputables aux modifications