LA MISE SUR PIED DU TLAN XVII
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seraient ensuite continués par les troupes du 2 e corps et ulté-rieurement par des divisions de réserve, pendant la périodede couverture.
En ce qui concernait la frontière du Sud-Est, nous étionsobligés, pour l’établissement de la couverture, de tenircompte de l’incertitude dans laquelle nous étions sur ladécision italienne en cas de guerre franco-allemande ;malgré les fortes probabilités de neutralité, il fallait ad-mettre le cas où l’Italie, au dernier moment, se lanceraitdans une offensive décidée. Il était donc indispensable des’assurer une couverture suffisante sans recourir à des dé-placements importants de troupes qui pourraient être con-sidérés comme une provocation. A cet effet, nous décidâmesde ne comprendre dans la couverture de première urgenceque des troupes faisant partie de la garnison des places,à l’exclusion des unités entrant dans la composition des14° et 15 e corps. Ces troupes séjournant habituellementl’été dans la haute montagne pourraient être mises enmouvement sans exciter de susceptibilités et sans risquerde retarder le départ des 14° et 15° corps.
Le 21 e corps ayant été créé à la fin de décembre 1913,le plan de couverture devint exécutoire à partir de cemoment.
Par contre, en ce qui concernait le nouveau plan deconcentration, il n’y avait rien de fait pour sa mise àexécution. Le 4 e Bureau avait seulement établi ses nou-velles lignes de transport. Ses études aboutissaient auxpropositions suivantes : la concentration des corps actifset des divisions de réserve sur le front du nord-est s’effec-tuerait suivant dix lignes de transport indépendantes. Larépartition des formations mobilisées entre les différenteslignes serait réglée de manière à faire supporter sensi-blement la même charge à chaque ligne de transport. Leslignes proposées réparties en trois faisceaux aboutissaient :trois entre Belfort et Toul, trois entre Toul et Verdun ,quatre entre Verdun et Hirson . Comme je l’ai déjà in-diqué plus haut, ces faisceaux pourraient être reliés entre