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1 (1932)
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VIOLATION DE LA BELGIQUE

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2 kilomètres la bande frontière interdite. Il me promitdailleurs de soumettre la question au Conseil des mi-nistres.

Or, au début de laprès-midi, la nouvelle parvint àParis que la frontière française avait été violée en plu-sieurs endroits, notamment à Longwy et près de Cirey ;en outre, on apprenait que trente-cinq autos allemandeschargées dofficiers et de soldats allemands étaient entréesà Luxembourg. Ces circonstances parurent sans doutedéterminantes au gouvernement français, car, dès 14 heures,le général Belin reçut du ministre un coup de téléphonelui faisant connaître que le gouvernement « rendait augénéral commandant en chef liberté absolue de mouve-ment pour lexécution de ses prévisions, dussent-elles con-duire au franchissement de la frontière allemande. ».

Cest dans ces conditions que, dans la soirée du 2 août,jadressai à tous les commandants de secteur lInstructiongénérale pour la couverture : elle affirmait mon dessein dene prendre loffensive que toutes forces réunies et précisait,malgré lautorisation qui métait donnée, quafin de laisseraux Allemands lentière responsabilité des hostilités, « lacouverture devrait se borner à rejeter au delà de la fron-tière toute troupe assaillante, sans la poursuivre plus loin,et sans entrer sur le territoire adverse. »

Dans la matinée du 2 août, la nouvelle de la violationde la Belgique était parvenue à Paris : si elle était con-firmée, elle présentait un intérêt tout particulier, car elleparaissait indiquer un prolongement de laction ennemielargement au nord de la région de Verdun. Dès le débutde laprès-midi, nous reçûmes des précisions telles sur lesforces allemandes au nord de la ligne Thionville-Verdun, que la violation du Grand-Duché ne pouvait plus êtremise en doute.

Ainsi, de par la volonté de lennemi, et conformémentaux termes mêmes de notre déclaration à M. Eyschen, unnouveau théâtre dopérations nous était ouvert ; bien plus,la présence déléments du VIII e corps allemand signaléedans la région de Malmédy pouvait laisser prévoir que le