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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 347

De durer sans exposer nos armées de campagne à ladestruction, de façon à attendre l’heure propice pour re-prendre le mouvement en avant,

de profiter de toute occasion favorable pour donner,si possible, une leçon à l’ennemi et maintenir le moraldes troupes,

enfin d’orienter la marche des armées en vue d’undispositif permettant à tout instant de reprendre l’of-fensive.

Comment produire cette offensive?

Il ne semble plus possible d’opposer à l’aile droiteallemande des forces suffisantes pour arrêter son mouve-ment enveloppant qui peut l’amener sur Paris .

Mais la présence de nos armées en Lorraine , dans l’Ar-gonne et en Champagne oblige l’armée allemande à établirses corps sur un énorme cercle de Verdun à Paris . Si ellefait glisser ses forces constamment vers l’ouest, elle peutêtre amenée à un moment donné à voir ses communi-cations passant presque entièrement par la Belgique .

Nous pouvons profiter de la possession de la ligne desHauts-de-Meuse, d’abord, de la présence des l re et 2 e arméesen Lorraine, ensuite, pour établir un dispositif constam-ment couvert et étayé à droite et faisant dans Vensembleface au nord nord-ouest.

Nous pouvons partir de ce dispositif pour renouvelermais en meilleur terrain et, sans doute aussi, en meilleureposture, la rupture que nous avons tentée face au nord-esten débouchant de la Meuse.

En dernière analyse, il semble bien qu’on puisse envi-sager, pour le moment, comme emplacement terminus denos armées du centre, la Seine et l’Aube ( de Bray-sur-Seine à Arcis-sur-Aube) pour la 5 e armée (1) et le déta-chement de la 4 e armée (2), la Marne (de Vitry à Bar-le-

(1) Moins un ou deux corps d’armée dirigés sur Paris .

(2) Ce détachement pourrait former un commandement indé-pendant.