Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
365
Einzelbild herunterladen
 

PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 365

les armées de campagne de le secourir pour la défensedes fronts nord et est. Cette situation ne m’avait paséchappé, et le 1 er . septembre au matin, quelques heuresavant la conversation téléphonique que je viens de re-later, j’avais fait connaître au ministre de la Guerre qu’ilme paraissait nécessaire que le gouvernement s’éloignâtsans délai.

C’est pourquoi, également, le 2 septembre au matin,je fis dire au général Galliéni qu’il était indispensableque la répartition des forces sur les emplacements dedéfense fût réalisée le plus tôt possible, l’important étantd’être à Paris avant l’ennemi. Aussi étais-je pressé devoir la 6 e armée ne pas s’attarder dans son mouvementde repli. Ce mouvement se liait, d’ailleurs, à celui quej’avais prescrit aux 3° et 4° armées et qui s’exécutaitsans être gêné par l’ennemi. J’avais bien recommandéaux commandants d’armée de bien faire préciser à tousles échelons qu’il ne s’agissait pas ici d’une retraite forcée,mais d’un mouvement préparant les opérations ultérieures.

La nuit du 1 er au 2 septembre nous apporta la confir-mation de mouvements de troupes allemandes à desti-nation de la Russie : les éléments du VII e corps, du IX e corpset du III e corps s’étaient embarqués en Belgique à des-tination du front oriental.

D’autre part, alors que la veille la I r0 armée allemandeparaissait vouloir éviter Paris , les renseignements qui nousparvinrent dans la matinée du 2 septembre semblaientindiquer que l’armée von Kluck se dirigeait vers la ca-pitale. Je ne pouvais me faire d’illusions sur le sort decette ville, si l’ennemi l’attaquait.

Enfin les retraits de forces auxquels celui-ci procé-dait devant nous au profit du front oriental, me sem-blaient constituer des circonstances favorables, que je medemandais anxieusement s’il n’y aurait pas lieu d’exploiterpar une reprise très prompte de l’offensive. La questionse posait de savoir s’il y avait lieu de prolonger notreretraite jusqu’à la limite que j’avais indiquée la veille