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1 (1932)
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LA CAMPAGNE DAUTOMNE

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Mais déjà, le peu dampleur donnée par Maunoury à lamanœuvre de son aile gauche ne me laissait plus dillusionsur les résultats que je pouvais attendre de cette armée.Et, dès le 17 septembre, je fus amené à envisager la cons-titution, à la gauche de la 6 e armée, dun nouveau groupe-ment à qui incomberait la mission que javais précédem-ment confiée à Maunoury.

Pour la réussite de cette manœuvre, il fallait que lesarmées du front continuassent de montrer une grandeactivité et quelles assurassent, malgré les prélèvementsque jallais faire sur elles, lintégrité de leurs positions.Et cest vraiment à partir de ce moment que la questiondes munitions devint angoissante.

Vers la fin de septembre, la dotation totale des arméestomba à 400 coups par pièce ; les échelons des gares régu-latrices étaient vides, les entrepôts navaient plus quunefaible réserve : 30 lots (soit 45 coups par pièce). La produc-tion journalière nétait à ce moment que de 8 à 10 000 coupspar jour.

Le ministre, à qui jadressai le 20 septembre une lettrepour lui demander de pousser la production journalière à50 000 coups, me répondit le lendemain :

« Mon cher général,

« La production des munitions de 75 ne me préoccupepas moins que vous.

« Je métais, avant davoir reçu votre lettre, rencontréavec vous sur la nécessité dune fabrication quotidiennede 50 000 coups.

« Elle est impossible dans les conditions actuelles.

« Aussi ai-je réuni hier soir les représentants de la Guerre,de la Marine et de lindustrie privée (Saint-Chamond, leCreusot, chemins de fer, automobiles, etc.), pour voircomment nous arriverions à cette production.

« Ce ne sera pas commode, parce quil faut du temps etbeaucoup, en dépit dune compétence et dune bonne vo-lonté indiscutables, pour réunir personnel, matériel, etout mettre en train.