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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

de Dunkerque « denvoyer dans la direction de Gand desdétachements légers, transportés en automobiles ou parchemin de fer... et de faire annoncer en Belgique , larrivéeprochaine dans la région, dimportantes forces anglo-françaises ». Toujours dans le même but, la garnison deDunkerque fut renforcée par larrivée dune brigade defusiliers marins, qui sembarqua en chemin de fer à Paris ,le 7 octobre, et par la 89 e division territoriale transportéele 8 octobre de Versailles sur Cherbourg elle sem-barqua.

Mais il ne rentrait pas dans mes intentions daller avecune armée au secours de nos alliés, comme létat-majoret le gouvernement belges le demandaient instam-ment.

Jai dit combien dans les premiers jours doctobre notrepropre situation était difficile : larmée Castelnau accrochéesur tout son front, et son chef sattendant dun momentà lautre à voir sa ligne crevée quelque part, larmée deMaudhuy cédant par place du terrain, et son chef ayantlimpression quau lieu denvelopper lennemi cétait luiqui était enveloppé.

Le 1 er et le 2 octobre, jéchangeai avec Bordeaux denombreux télégrammes pour exposer ma conception. Amon avis, il était impossible de distraire des troupesfrançaises de laction générale engagée, à 150 kilomètresà vol doiseau de ma gauche. Lenvoi dune division ter-ritoriale à Anvers aurait un effet plus moral que matériel.Il me paraissait indispensable que larmée belge de cam-pagne sortît de la place, que des mesures immédiatesfussent prises pour lévacuation du matériel transportableet la mise hors de service du reste. Des forces anglo-françaises étaient en voie de formation dans la région duNord qui agiraient en liaison avec les Belges, et assu-reraient la sécurité de leur flanc sils se décidaient àretraiter vers Bruges et Ostende. Une fois ce dispositifréalisé, larmée belge se trouverait à laile des arméesalliées, et en contact intime avec elles.

Dans le même ordre didées, je mopposai de toutes mes