INTRODUCTION
1!)
cette théorie erronée, et préconisa l’extension de la loi dedix heures à une série d’autres industries.
Les idées de Macaulay effectuèrent la même volte-face.D’abord adversaire des Factory acts il prit plus tardbrillamment la parole pour la défense de la loi de dixheures. Il termina son discours par ces paroles mé-morables, souvent citées depuis: « Si jamais noussommes contraints d’abandonner le premier rang- parmiles peuples commerçants, nous ne le céderons pas à unerace de nains dégénérés, mais à quelque peuple puissantet se distinguant par les qualités du corps et de l’esprit »— faisant allusion en cela à la trop longue durée detravail de quelques fabriques allemandes, et aux consé-quences d’un mauvais recrutement dans certains districtsindustriels allemands.
Les économistes allemands se rallient aux anglais .Ainsi, par exemple, l’abréviation de la journée de travailn’implique nullement toujours, d’après Emminghaus ,une infériorité au point de vue économique ; on voit fré-quemment, au contraire, la quantité de travail produitse maintenir au même niveau à la suite d’une réductionde la durée de travail. Si, avec une journée de travailplus courte, le salaire total pour une pièce s’élevait aumême prix, cela devrait être considéré justement commeun avantage pour le patron.
Le coup le plus terrible à la théorie de Ricardo futporté par Brentano, en premier lieu, dans ses « Corpora-tions d’ouvriers d’à présent ». La théorie des salaires deRicardo devint alors insoutenable, même pour ceux deses anciens partisans dont les intérêts lui étaient intime-ment liés. Après que déjà Fr. Lange eut admis celte