INTRODUCTION
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économique est terminée. Dans les pays où la situationest encore transitoire, beaucoup de praticiens persistentdans les anciennes idées.
On pourrait suivre celte évolution dans les branchesles plus importantes de l’industrie. On montrerait com-ment cette évolution économique est l’indice d’abordd’un progrès technique, puis d’un progrès social etcomment l’élévation de la classe ouvrière la suit pas à pas.Rien ne serait plus propre à combattre ce pessimismesocial, qui pense que le développement économiquemoderne conduit à une rupture sociale, ou à un problèmequi ne peut être résolu que par la poudre et le plomb.Parmi les grandes industries, il en est deux qui con-viennent particulièrement à cette démonstration : l’indus-trie du fer et l’industrie du coton. Toutes deux sontrépandues dans le monde entier, et produisent partoutdes objets semblables ou du moins analogues. Les pro-duits de ces deux industries sont mesurables et compa-rables avec les mesures de longueur ou de poids. Enfintoutes deux sont les industries principales pour les paysindustriels les plus importants du monde.
Mais l’industrie du coton a un avantage sur celle dufer. Chez elle la machine est arrivée à dominer depuisun siècle, et la tâche de l’homme s’est de plus en plusbornée à la surveillance de la machine. Il en est autre-ment de l’industrie du fer; ce sont seulement les procédésde Bessemer et de Siemens qui ont placé chez elle laforce mécanique au premier rang, tandis qu’avec lespuddleurs disparaît aujourd’hui ce type de l’ouvrierhabile et aux muscles puissants. Mais c’est surtoutl’industrie du coton anglaise, celle de toutes les grandes