Druckschrift 
La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
Entstehung
Seite
46
Einzelbild herunterladen
 

46

LA GRANDE INDUSTRIE

beaucoup plus favorable que la production dindiennesimprimées. On trouve même des salaires de 2 à 3 sh.par semaine.

Daprès les livres bleus, la pomme de terre et la farinedavoine étaient la nourriture presque exclusive destisserands. Un budget, cité dans le livre bleu, relatif auménage dun homme, qui se trouvait dans une situationrelativement meilleure, parce quil possédait son propremétier à tisser, montre que le dimanche seulement, pourune famille de quatre personnes, on mangeait une demi-livre de viande, tandis que le reste de la semaine on secontentait dune nourriture encore plus frugale. Celarappelle les rapports établis par Rechenberg et Schliebenpour les tisseurs à la main dans la province de Zittau .En effet, on aurait pu appliquer également à la popula-tion de tisserands du nord de lAngleterre les conclusionsde Rechenberg, disant quil ne serait, souvent en général,rien resté pour les parents, si les enfants avaient euautant à manger que doit lexiger la physiologie pour laconstitution dune race saine. Une démarche chance-lante, des joues creuses sont regardées par des observa-teurs dalors comme caractéristiques de louvrier anglais .La durée moyenne du travail comportait de 14 à 16heures. Les enfants commençaient à tisser à 9 ans,après avoir été déjà auparavant mis au dévidoir.

Oue dans de pareilles conditions, les ouvriers dalorsnaient pas constitué des acheteurs pour lindustrie, celase conçoit facilement. Ce que les livres bleus contiennentdans ce sens rappelle, de la façon la plus frappante, lesrécits rapportés par Herkner sur les budgets douvriersallemands.