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LA CONCURRENCE INTERNATIONALE 7Î)
commerce universel se perfectionne par lui. 11 jouit déjàdans la troisième décade d’une division du travail large-ment développée. Par contre, comme le tissage, opérationplus proche du consommateur, était encore en retard aupoint de vue technique, il en est de même aussi du com-merce, intermédiaire entre le fabricant et le consomma-teur.
Les causes de ces phénomènes sont aussi semblables.De même que la grande industrie dans le tissage suppo-sait son existence préalable dans la filature, de même l’in-dustrie du coton, dans son ensemble, supposait l’orga-nisation générale du marché du coton. Le placement decapitaux énormes dans de grandes industries n’était paspossible avant qu’on fût assuré de l’afflux régulier de lamatière première et qu’un marché organisé diminuât déjàles dangers d’oscillations de prix exagérées. Mais la possi-bilité d’un pareil marché résidait dans ce fait qu’ici seule-ment se rencontraient des gens habitués à calculer en mar-chands. Il en était autrement sous le rapport du consom-mateur. Aussi longtemps que le fabricant anglais , commereprésentant de la grande industrie la plus ancienne, setrouva vis-à-vis de son client dans une sorte de situationde monopole, le perfectionnement d’une organisation dudébit largement développée ne fut pas nécessaire. Ellesurvint à mesure que ces avantages se perdirent, et que cefut la supériorité économique seule qui assura à l’indus-trie anglaise son débit.
A l’exploitation de chaque industrie, depuis l’achat dela matière première jusqu’à la vente de l’objet fabriqué,sont liés une foule de dangers d’espèces les plus variées,— dangers qui cependant, par une connaissance particu-