CENTRALISATION ET DIVISION DU TRAVAIL
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dépréssion of Trade » : « Le système d’affaires montéespar actions a fait beaucoup de bien au pays. Il pritnaissance chez nous à une époque où l’abaissement desfrais de production était une question vitale dans l’in-dustrie du coton. Les intérêts privés ne marchaient pastout à fait de front avec les besoins de l’époque ; alorss’établirent les exploitations montées en actions, et elless’emparèrent de la conduite des affaires, qu’elles n’aban-donnèrent pas depuis. » A une autre place, il faitressortir combien l’énorme centralisation du capitalgarantit à ces sociétés la possession de la technique laplus avancée. Le système des actions semble moinsapproprié au tissage, parce que cette industrie exigequ’on suive les fluctuations de la mode et du marché, enparticulier le tissage de marchandises confectionnéespour le marché européen. Dans cette dernière branche,il est désirable que l’entrepreneur se tienne au courantdu marché et soit doublé d’un artiste. Au contraire, larégularité des habitudes orientales garantit, à la plusgrande partie du tissage du coton du Lancashire , l’avan-tage d’une industrie toujours égale à elle-même. Si legoût européen change après des mois et des années, legoût indien change seulement après des siècles, et mêmedes milliers d’années. On dit d’après cela avec raisondans le Lancashire qu’on est aussi sûr que l’Inde de-mande, bon an mal an, des étoffes de coton déterminées -,qu’on est sûr que la nation anglaise consomme annuel-lement une quantité déterminée de froment.
Dans le tissage, le système des actions est, pour lemotif indiqué, moins répandu et en tous cas limité àl’industrie d’entrepôts pour les marchés d’Orient. Cepen-