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LA GRANDE INDUSTRIE
de 63,342 broches. Il y a même des filatures ayantjusqu’à 185,000 broches. Une communication égale-ment personnelle de M. Rawlinson, secrétaire desfabriques de tissage réunies du nord du Lancashire ,me fournit les indications suivantes. D’après cette piècele nombre moyen de métiers mécaniques pour une fabri-que de tissage est de 600, le nombre le plus élevé demétiers réunis dans un même bâtiment est de 2.200, celuides métiers appartenant à un même établissement de4.500. Le chiffre le plus bas est de 110 à 130, sans doutepour ce motif que, pour une pareille exploitation, l’entre-preneur n’a besoin que d’un contremaître, qu’il seraittoujours obligé de payer, même si les métiers à tisserétaient moins nombreux. Exceptionnellement, il existe àBurnley une fabrique de 60 métiers ; là, l’entrepreneurest un ancien ouvrier et en même temps son propre con-tremaître.
Il faut ici mettre en lumière une circonstance, qui acontribué à la concentration de l’industrie : c’est l’exten-sion du système d’affaires montées en actions. Ce systèmeparaît particulièrement approprié à la filature, dont l’ex-ploitation est uniforme et le débit constant.
Dans la filature c’est aujourd’hui l’exploitation par ac-tions qui a le pas sur tout autre système. AOldham plusde 80 0/0 des broches appartiennent à des sociétés paractions.
II est unanimement reconnu que cette évolution, quis’accomplit depuis 1870, a amené une concentrationextraordinaire du capital. C’est ainsi que l’homme quiconnaissait le plus à fond l’industrie anglaise du coton,M. Andrew pouvait dire devantla Commission royale « on