CENTRALISATION ET DIVISION DU TRAVAIL
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duite à quelques spécialités. La population de l’Angle-terre a triplé depuis le commencement du siècle, celle duLancashire a sextuplé ; celle de quelques centres d’indus-trie, par exemple Oldham, y est devenue vingt lois plusforte.
De même que le Lancashire est aujourd’hui le siège del’industrie, ainsi Liverpool est le marché pour les cotons,Manchester pour les fils et les tissus.
Mais, parallèlement à la réunion de l’industrie en unmême lieu, marche la concentration des métiers. D’aprèsdes sources officielles il y avait en Angleterre :
en 1850 pour une labi'ique 10,850 broches
Mais ces chiffres sont loin de correspondre à la situa-tion réelle ; on y a compris des exploitations isolées, en-trant à peine en ligne de compte pour l’industrie, et quiencore aujourd’hui,d’après l’ancienne méthode,réunissentla filature et le tissage. Si l’on ne considère que les fabri-ques, qui faisaient exclusivement de la filature ou dutissage, elles comprenaient, déjà en 1878, réellement24,738broches et 305 métiers mécaniques par fabrique. Ces chif-fres croissent d’une tout autre manière si l’on considèreles véritables sièges de l’industrie. D’après une commu-nication personnelle de M. Samuel Andrew, secrétaire desmaîtres filateurs d’Oldham,le nombre des broches danssondistrict s’élève en moyenne de GO,000 à 65,000 ; pour lesfilatures montées par actions il est déjà vers 1885
1885
185G
1885
15,227 —
155 métiers mécaniques.
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