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CENTRALISATION ET DIVISION DU TRAVAIL 107
culation par le gain réalisé sur les marchandises effecti-ves. Il est ainsi placé dans la même situation que si lesprix n’avaient pas changé depuis la conclusion de l’af-faire.
Ainsi, à côté du développement des relations commer-ciales, les progrès de la technique commerciale conduisi-rent à une simplification de cette division du travail,comme le montrent les années de la troisième décade.D’un autre côté, cette évolution appela à l’existence denouvelles organisations du commerce. En première lignevient ici la fondation en 1876 de la « Cotton clearing-house », par laquelle le « Clearing-System » fut appli-qué pour la première fois au commerce des produits,puis la fondation en 1882 de la « Seulement association »dans le but d’assurer le payement final des différencesrésultant d’affaires à terme, enfin la fondation de la« Cotton Bank » pour faciliter les paiements. Sans entrerplus avant dans l’étude de ces fondations, il suffit ici derappeler que, depuis 1830 , la constitution du marchédu coton, déjà alors composé de quatre termes, estdevenue aujourd’hui encore plus compliquée. Les résul-tats de cette évolution furent une compensation des fluc-tuations excessives des prix et un abaissement du prixde la matière brute de l’industrie du coton.
Cette liaison étendue des chaînons constituant le marchéfut suivie par une liaison analogue dans l’intérieur de l’in-dustrie, liaison dont on peut à peine trouver des tracesdans la troisième décade. Avant tout le tissage et la fila-ture se sont séparés. Seules, des maisons, dont l’origineremonte à l’ancien temps, font marcher de front ces deuxindustries; les établissements nouveaux sont consacrés à