PRÉDOMINANCE CROISSANTE DU CAPITAL
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feu, pour voir les progrès réalisés depuis le temps où ilsécrivaient (1). Nous nous trouvons dans une des issuesextérieures de ces bras de polypes qui étendent la villeindustrielle dans les prairies du Lancashire . Aussi loinque s’étend le regard sur les prairies, on voit cinq ousix usines à plusieurs étages, construites en briques, avecdes cheminées comme des tours.
Il y a certainement 40 ou 50 de ces cheminées qu’on peutcompter jusqu’à ce qu’elles disparaissent à l’horizon, carles villes s’enchevêtrent l’une dans l’autre. Ajoutez à celaun ciel nuageux et cette atmosphère de vapeur qu’un Amé-ricain expert évalue à un avantage de 7 0/0 pour les n° 5lins. Nous entrons dans l’usine en venant directement de larue, sans passer par une cour ou un porche comme c’estl’habitude en Allemagne .
Le visiteur regarde autour de lui, aussitôt qu’il estentré, et se demande : où sont les ouvriers ? Le travailhumain paraît jouer un rôle moins important que dansles types précédents. Pour le mélange des sortes ainsi quepour l’ouverture des fibres, je n’ai vu qu’un seul ouvriermâle adulte et cela dans une usine à plein travail de08,000 broches. Même économie de travail pour lesmachines à carder qui sont réunies par des rails avec lachambre d’étirage, pour la manœuvre plus aisée des casierstournants (2).
(1 ) Maintenant on no fait plus que des filatures à 1 éprouve du feupour diminuer les frais d'assurance. — Marsden’s cotton spiming(London 1888).
(2) Ces doubles machines à carder représentent une grande écono-mie de travail. Il y a cependant des filatours qui n’admettent pas quela double carde soit préférable à l’ancien système où le coton est cardédoux fois d'abord par ce qu’on appelle le briseur puis par lo finisseur.