Druckschrift 
La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
Entstehung
Seite
153
Einzelbild herunterladen
 

PRÉDOMINANCE CROISSANTE DU CAPITAL 153

rieur au tissage mécanique. En tout cas, cette proposi-tion cadre mal avec lappel fait aux sympathies du publicet la constatation delà pauvreté du tisserand.

Par opposition Engel mérite une mention spéciale car,en 1855, il appelait déjà lattention sur ce fait quil nyavait quun seul remède à la misère des ouvriers lasubstitution du travail de fabrique au travail à la main.Déjà à cette époque, Engel parlait avec un bon sens pro-phétique « du caractère bienfaisant de la grande indus-trie ». Même aujourdhui cette expression paraîtra para-doxale à beaucoup de gens. Partout, néanmoins, lin-troduction du travail de fabrique a été possible, le tissageà la main a été mis de côté sans de grandes souffrances. il existe encore, les conditions les plus favorablesse présentent quand il se confine au moins dans une spé-cialité. Dans le cas contraire, il lutte péniblement avec lamort devant le travail de fabrique ou, sil vit, cest en agis-sant par la qualité, comme fréquemment en Silésie etquelquefois en Saxe.

Le tissage mécanique, par comparaison avec le tissageà la main, implique, dans une large mesure, la substitu-tion du capital au travail. Avec un métier mécanique untisserand produit autant que 40 bons tisseurs à la main.Mais dans le tissage mécanique comme dans la filature,la quantité produite par métier, aussi bien que par ouvrier,saccroît dune manière continue.

En premier lieu, il faut faire entrer en ligne de compte,depuis 1830, laccroissement considérable de la vitessedu métier qui, maintenant, dansle Lancashire , sest élevéedans certains cas jusquà 240 tours par minute. La vitessemoyenne est approximativement