PRÉDOMINANCE CROISSANTE DU CAPITAL
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peu plus encore. Ch. Grad citait, devant la commissiond’enquête, un cas non exceptionnel où, avec ces étoffeset avec une vitesse de 160 tours par minute, la perles’élevait à 34 0/0, ce qu’il n’hésitait pas à attribuer à l’in-suffisance technique du personnel ouvrier.
D’après ce qui précède, on voit que les métiers anglais produisent considérablement plus qué ceux du continentdans le même temps. Je ne peux donner, malheureuse-ment, une comparaison par chiffres, comme pour la fila-ture, parce que je n’ai pas réussi à trouver des détailssur des produits exactement semblables en Angleterre eten Allemagne — par parenthèse, un intéressant exemplede la division du travail. Si, néanmoins les métiers anglais vont 30 0/0 plus vite que les métiers allemands et per-dent au moins 10 0/0 de moins, il s’ensuit qu’en dépit dela différence de 15 0/0 en moins dans la durée desheures de travail, la production hebdomadaire, loin d’êtremoindre, est plutôt plus grande.
En dépit de cet accroissement de production par mé-tier, le nombre des ouvriers, par rapport au nombre demachines employées est, comme pour la filature, envoiede diminution continue. Si nous prenons les données deUre comme base de comparaison, il y avait encore, en1820, plus d’ouvriers que de métiers ; en 1878, au con-traire, il y avait plus de deux métiers par ouvrier, en com-prenant tout le personnel employé au service des machines,accessoires.
métiers
lin 1820 un ouvrier par
1830
1878
2 . 1