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LA GRANDE INDUSTRIE
En comparaison avec l’Inde seulement. . 0, 22
— l’Alsace — ... 1,5
Nous arriverions au même résultat si nous laissionsde côté les machines accessoires et si nous faisions entreren ligne seulement le nombre de métiers que gouverne letisseur. Tandis que du temps d’Ure, un tisseur gouver-nait un métier, deux au plus, la moyenne aujourd’hui,dans le Lancashire , est de quatre métiers. Ce nombrem’est confirmé par M. E. Rawlinson, secrétaire de lagrande Association des Employeurs du Lancashire-Nord.Dans cette région, il y a, en moyenne, un hommepour 3 métiers 9/10.
La possibilité d’accepter la proportion moyenne dequatre métiers pour un homme m’a été confirmée aussipar M. Birtwistle, secrétaire des Tisserands Associés.Il m’écrit : la plupart de nos meilleurs tisseurs (à Black-burn et Accrington) gouvernent chacun quatre métiers,avec ou sans aides ». Et ces chiffres ne s’appliquent passeulement aux tissus de cotou pur, mais aussi aux étoffesde fantaisie, brodés, spécialement à ce qu’on appelledhooties, le vêtement des Hindous. Il est très fréquent àBurnley de voir six métiers par homme ; dans ce cas, letisseur a le plus souvent un jeune aide.
En Amérique la proportion du nombre de métiers parhomme s’est accrue plus rapidement encore. Dans leMassachusetts, un tisseur gouverne fréquemment de 6 à8 métiers, comme m’en informe une lettre de M. J.Howard, secrétaire des ouvriers du coton de Fall River, confirmée par M. Edward Atkinson, de Boston.