1G0 LA. GRANDE INDUSTRIE
existence non moins misérable que celle des tisserandsallemands.
Ce que nous avons dit prouve que le progrès techniquedans le tissage a déterminé aussi un accroissement de laproduction par ouvrier, et, comme conséquence, unabaissement du tarif à la pièce. Par conséquent, commepour la filature, les salaires hebdomadaires des ouvriersse sont élevés. On peut le prouver par des chiffres.L’exemple suivant est emprunté à un grand tissage deHyde qui, depuis l’introduction des métiers mécaniques,est resté entre les mains de la même famille.
ANNÉES.
PRODUCTION
hebdomadairepar ouvrier
PRIX
de
main-d’œuvre
HEURES
do
travail
SALAIRES
hebdomadaires
par
ouviier
POUVOIR
d’achat enfarine
1814
yardsd 30,7
par yard
13 d
par semaine80
14 sh.
livres
56
1832
22l;2
06
72
12
65
1890
540
0,13 d
54 1/2
3 métiers 17 sh
151 1/-2 (1)
G — 22
208
—
Les tissus auxquels s’appliquent ces chiffres sont, d’or-dinaire des calicots imprimés (31 1/2 de largeur, 72 s.reed, 26’ twist, 30 trames, 20 piqûres par poucecarré) (2).
(1) Les prix do la farine sont les mêmes que précédemment. A Ilydc,au sud do Manchester, différant en cela des districts do l’industrie prin-cipale du nord, no gouvernent que de trois à quatre métiers.
(2) Les chiffres de 1816 et <le 1830 sont empruntés à Daines; ceuxde 1890 ont été fournis par des communications privées.