MAIN-I) ŒUVRE
107
L’industrie cotonnière en Russie a son siège en deuxcentres — l’un dans les provinces centrales de Wladimiret de Moscou et l’autre dans le Nord, près de Saint-Pé-tersbourg et dans l’Esthonie . C’est dans ce dernier dis-trict que le niveau des conditions de la vie est le plusélevé pour l’ouvrier, mais son intelligence et son habiletéplus grandes compensent largement les salaires plus basdes régions centrales comme le prouve le tableau sui-vant :
PRODUCTION ANNUELLE PAR OUVRIER
RÉGIONS
FILATURE
TISSAGE
HEURES I)E TRAVAIL
par jour
roubles
roubles
Wladimir et Mos-
cou.
937
4 a G
14 et au-dessus
1928
1102
12
1 SI 3
1317
La déperdition effroyable du travail mécanique est leboulet qui, malgré l’outillage anglais et les directeursanglais, maintient en arrière l’industrie russe , dans desconditions semblables à celles du temps du servage et dupaganisme, quand le travailleur coûtait aussi peu qu’ilrapportait.
Le rapport d’un consul américain parle à peu près de lamême manière pour l’Italie . Les métiers mécaniques yproduisent beaucoup moins qu’ailleurs, parce que les ou-vrières sont extrêmement lentes à rattacher les fils,etquela perte du temps atteint de ce chef presque 40 0/0. Sansdoute les salaires y sont très bas, en comparaison de ceuxdes Etats-Unis , mais la production dans le même temps