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main-d’œuvre
filatures vosgicnncs s’élève à 1 f. 77 par jour ; à Mul-house , avec moins d’heures, à 2 f. 31. Mais ce résultat estcompensé par une production plus active des ouvriersurbains : comme A. Dollfus l’a prouvé, le coût de produc-tion des mêmes articles est moindre à Mulhouse que dansle reste de l’Alsace . Il y est de 0 f. 37 par kilogramme decoton (n° moyen) contre 0 f. 40 dans les Vosges.
Entre l’Allemagne et l’Angleterre les résultats de lacomparaison entre Mulhouse et les vallées des Vosges serépètent forcément (I).
L’inspecteur des manufactures suisses nous commu-nique des expériences intéressantes, concernant lesheures de travail. En 1878, une journée normale de 11heures fut introduite en Suisse ; elle existait déjà depuis1872 dans le canton de Glaris . On peut déjà affirmeravec certitude que l’industrie du coton en Suisse , l’unedes premières du pays, n’a pas le moins du monde souf-fert de ce règlement. En faisant appel à une vitessecorrespondante des machines, il a été constaté un accrois-sement dans la puissance de travail qui, dans beaucoupde cas, a donné lieu à un accroissement de production.Les faits sont empruntés à des communications émanant
(1) Les mêmes faits se produisent pour les tissus tricotés. Uno maison,que je connais particulièrement, fabrique des rideaux à Nottingham , enSilésie et en Autriche . Les usines dans ces deux dernières régions fontdes tissus ordinaires pour la consommation intérieure. Les tissuspour l’exportation ne peuvent être fabriqués avantageusement qu’enAngleterre . La même différence existe pour ce pays lui-même. L’indus-trio de la dentello maintenant, dans beaucoup de cas, a abandonnéNottingham pour avoir l’avantage de salaires plus bas dans les districtsruraux. Mais les articles les plus fins, qui demandent l’outillage le pluscoûteux, sont maintenus exclusivement dans le voisinage de Nottin-gham parce qu’on ne peut trouver que là le travail nécessaire.