main-d’œuvre
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qu’il arrivera plutôt, pour un long temps, à un taux ex-trêmement bas, grâce à l’ouverture de nouvelles voiesferrées (1).
Cet élément agit aussi pour hausser les salaires et ac-croître la capacité de travail.
Nous n’avons pas un moment la pensée que, dansl’Inde, il soit question d’introduire le travail industrielcomme on le fait aujourd’hui en Russie . D’autre part,l’Inde, entant que région industrielle, était, au commen-cement du siècle, supérieure aux nations de l’Occident ;c’est le berceau de l’industrie textile, et encore au tempsd’Arkwright elle monopolisait la fabrication des cotonslins. On ne peut en douter maintenant, sous la pressionet la concurrence du système moderne, l’Inde s’est lan-cée dans la voie qui conduit toujours au progrès. Pourcommencer, l’industrie en chambre s’est vouée aux spé-cialités qui, plus chères à la vérité que les tissus euro-péens, sont encore préférées par les lâches Hindouscomme articles de luxe. D’autre part, l’Inde a adoptérapidement et énergiquement le système moderne sousla protection de la baisse du change. Comme partout enEurope les districts où régnait le tissage à la main sontdevenus le siège de l’industrie textile moderne, l’Indeparait destinée à faire de même.
MM. J. Platt et II. Lee, deux autorités eu matièred’industrie cotonnière, sont d’accord pour affirmer, avecune expérience égale des choses de l’Inde qu’aucune con-trée sur la terre, excepté le Lancashire , ne possède au-
(1) Los collecteurs do taxes à l'intérieur préfèrent les mauvaises ré-coltes aux bonnes, parce qu’avec, les bonnes les gens n’ont point d'ar-gon!, le blé étant invendable.