Druckschrift 
La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
Entstehung
Seite
183
Einzelbild herunterladen
 

MAIX-D ŒUVllE

183

La machine tend à décharger automatiquement lhommede tout le travailla fonction de louvrier se réduit peuà peu à alimenter la machine de matière brute, à en ex-trairele produit fabriqué et à la diriger. » Tout ce qui se« répète dans le travail est fait par la machine, qui devient« de plus en plus automatique;la main de lhomme na« plus rien à faire sinon, à certains moments, à garnir« la machine de coton, et, quand le moment est venu,« à en extraire le produit fabriqué (p. 167).

Mais si les exigences de lancien système de la divisiondu travail, en ce qui concerne lhabileté de main, ontdisparu en partie dans le nouveau, la perfection de lamachine réclame chez louvrier dautres qualités essen-tielles. Plus le travail de la machine devient délicat, plusil faut dintelligence et de soin chez lhomme qui la dirigeet la surveille. Considérons, par exemple, cette belle ma-chine qui, dun côté salimente elle-même de fils dacier,et rejette de lautre, de belles vis dun fini remarquable.Elle prend la place dun grand nombre douvriers quiavaient acquis une grande habileté de main, mais quimenaient une vie sédentaire, se fatiguaient les yeux avecle microscope et qui, dans leur travail, avaient peu doc-casions pour développer autre chose que la dextérité deleurs doigts. Mais la machine est compliquée et dépensebeaucoup dargent, et la personne chargée de la dirigerdoit avoir des capacités de raisonnement et un vif senti-ment de sa responsabilité ; cela implique un caractère,

machine. Elle remplace cette dextérité purement mécanique que,même au temps dAdam Smith, on considérait comme le principalavantage de la division du travail.