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la grandi; industrii;
pièce. Mais ce tarif n’est pas réduit dans la proportionoù la production s’accroît, sans quoi l’ouvrier resteraitdans la même situation. La réduction du tarif à la pièceest donc relativement un peu moindre, en sorte que lesalaire hebdomadaire s’élève. Un tisseur à 4 métiers re-çoit, par métier, beaucoup moins qu’un tisseur à un seulmétier ; il reçoit néanmoins par métier plus que le quartde ce que reçoit l’autre tisseur, autrement le niveau de sacondition ne serait pas élevé. Et s’il ne l’était pas, le tis-seur à 4 métiers serait lui-même impossible.
11 en est de même pour les heures de travail. Avec unevitesse plus grande, un accroissement de dimension desmachines, etc., on augmente la production par jour, cequi permet de réduire les heures de travail, réduction sanslaquelle la production elle-même ne serait pas possiblecar la capacité de travail de l’ouvrier ne peut dépasser leslimites fixées par l’organisme. En produisant plus, oumême juste autant dans un temps plus court, les chargesfixes sont réduites. « Il est meilleur marché d’épuiser en!) heures qu’en 11 la capacité de travail », me disait unintelligent employeur.
J’avais déjà écrit les observations qui précèdent, lors-qu’à ma grande joie, j’ai trouvé la question envisagéeexactement de la même manière dans le dernier ouvragede Marshall. « Eléments d’économique » (Londres , 1892).Marshall admet aussi que la machine détermine une évo-lution en sens inverse de la division du travail. « La ma-chine abaisse les barrières entre les diverses branches del’industrie (1). »
(I) 1*. 163. Quand l'action de l'ouvrier est assez divisée pour neplus exiger le concours do l'intelligence, sa lâche est reprise par la