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LA GRANDE INDUSTRIE
dustrie étrangère. Ils ont donc, au dernier congrès desTrades Unions , pris une résolution suivant laquelle l’in-troduction de la journée de huit heures pourrait être re-poussée individuellement par chaque industrie. Dans lemouvement pour le développement de l’enseignementtechnique, pour l’ouverture de l’Inde et de l’Afrique ,pour la question du bimétallisme, on voit aujourd’huiles ouvriers et les patrons agir de concert comme des al-liés politiques.
Mais les conditions sociales doivent entrer en ligne decompte sous un autre rapport encore. La grande indus-trie est sujette à des crises qui résultent des fluctuationsdu marché du monde. Elles causent une perte aux pa-trons seuls, aussi longtemps que les salaires n’excèdentpas ce qui est strictement nécessaire pour vivre; d’autrepart, elles affectent partiellement les salaires d’une façonpréjudiciable aussitôt, qu’eu conséquence des progrèstechniques et en dépit de l’abaissement du travail à lapièce, les gains hebdomadaires des ouvriers sont élevés.Les ouvriers anglais acceptent les réductions de salaireprovoquées par un mauvais état des affaires, juste aussisouvent qu’ils réclament, comme un droit, de participerà l’accroissement des profits par l’élévation des salaires.
Dans l’enquête allemande, beaucoup de patrons alle-mands signalent cette élasticité des salaires comme ungrand avantage de l’Angleterre . Ils se plaignent de n’enpouvoir jouir eux-mêmes parce que toute diminution dessalaires est chez eux simplement impossible; elle dimi-nuerait la capacité de production. Mais, en outre, leprincipe de cette adaptation des salaires aux crises estaussi accepté par les deux parties dans les grandes so-