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La grande industrie : son rôle économique & social ; étude dans l'industrie cotonnière / par Schulze-Gävernitz
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LA GRANDE INDUSTRIE

avantage par rapport au continent européen. Lindustriecotonnière anglaise peut emprunter couramment à 3 1/2ou 4 0/0 ; sans compter la possibilité de disposer en tout-temps dun capital à 2 1/2 ou 3 0/0système employédans beaucoup de cas par les filatures de Oldham. Lem-ployeur allemand , au contraire, travaille sur un capitalloué en moyenne à 3 0/0.

Un établissement industriel ne représente pas une va-leur permanente, mais plutôt une valeur qui se consomme.Très certainement, comme on la vu, la tendance de sonévolution se caractérise ainsi : passage du capital fixeau capital circulant. Par suite, à côté de lintérêt, il de-vient nécessaire détablir un taux de dépréciation oudusure. Suivant les règles formulées par Platt, les ma-chines qui travaillent le coton devraient subir une dépré-ciation annuelle de 7 1/2 0/0, les bâtiments et les ma-chines à vapeur une dépréciation de 2 1/2 0/0. Gest-àdire, pour lensemble, une dépréciation moyenne denvi-ron S 0/0. On peut donc prendre une période de 20 anspour durée normale dune filature de coton. Lintroduc-tion dun taux défini pour la dépréciation crée aux fila-teurs et aux manufacturiers anglais de grands avantagessur leurs confrères du continent (1).

Suivant Andrew et Ellison, la broche anglaise est cotée,en moyenne, dans les livres à raison de 18 s. 0 d. par bro-che et le métier à 20 livres st.

Mais il est plus facile dintroduire une dépréciation

(1) Ainsi suivant Andrew « Fifty Year's cotton Trade, p. 8. CfRes-pecting the Dépréciation of the Spindle in the Rhine provinces, Jan-nasch, p. 44 : « La dépréciation progressive beaucoup plus grande abeaucoup aidé les Alsaciens à lutter contre la révolution industrielledéLerminée par leur annexion à l'Allemagne . »