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LA GRANDE INDUSTRIE
Tibre , d’où l’idée d’association doit sortir dans la penséede ses partisans pour conquérir le inonde entier. Enréalité pourtant, les tentatives des associations de pro-duction ont le plus souvent échoué, et ne se sont mon-trées possibles qu’à condition de supposer des membresdans une situation morale extraordinairement élevée.Par contre, les sociétés de consommation, auxquellesappartiennent les grandes masses des ouvriers en cotonet des mécaniciens, eurent un succès croissant. Ellesinitièrent l’ouvrier à la conduite pratique des affaires.De plus, les dividendes qui souvent n’étaient pas retiréscomme produits d’épargne par les membres, s’amassaienten capitaux considérables qui réclamaient un placement.Ces deux conditions devaient concourir à assurer un suc-cès à l’établissement d’entreprises par actions de la partdes classes ouvrières. Une autre circonstance favorisacette évolution: de nombreux patrons d’Oldliam étaientissus des rangs des ouvriers, exactement comme cettevaste classe de contre-maîtres, de techniciens et de direc-teurs qui se trouve entre les entrepreneurs et les ouvriers.Dans tous les pays du monde, des ouvriers d’Oldham ont,comme administrateurs et directeurs, fondé et dirigé desfilatures, principalement aux Indes et en Russie. Avecleurs économies ils rentrent ordinairement dans leurpatrie, devenus des gens qui comptent parmi les plusexperts dans le domaine de l’industrie du coton, et quicependant sont en étroite communion d’idées avec laclasse des ouvriers, des rangs desquels ils sont sortis.Dans les conférences politiques et sociales, la situationde l’industrie du coton fournit depuis longtemps unthème intéressant entre tous. Avec cela se répandirent