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LA GRANDE INDUSTRIE
sait les représentants des branches principales d’industriedu Lancashire . « Cet homme élancé, un peu absorbé dansses pensées, qui est venu à la fête avec sa moitié est leMulespinner qui peut gagner 2 livres et plus par semaine.Cet autre à côté, d’apparence plus vigoureuse, est vrai-semblablement un représentant de l’industrie de la cons-tructiondes machines,partoutinstalléeà côté de l’industriedu coton, et alors certainement membre de la fameuseassociation mixte. Cette jeune fille dans tout son déve-loppement qui tient beaucoup apparemment à elle-mêmeet à son aspect extérieur, doit être une des tisseuses àquatre métiers nombreuses dans notre ville, gagnantparsemaine 24 sli. et plus avec de belles économies ; là cettefoule plus jeune vêtue d’habits plus communs et de tou-tes couleurs, sort des salles de cardage et de préparation ;parmi les plus jeunes peuvent aussi se trouver des Ringspinners que notre ami Mullin est en train d’organiser. »« Si vous y faites attention, poursuivit mon compagnon,l’aspect de ces gens doit déjà vous apprendre que lesfemmes se marient ici plus tard que dans le prolétariatmisérable de notre grande ville. Il en était autrementautrefois ! Aussi longtemps qu’elles ne purent pas rendreleur situation plus mauvaise par le mariage, les ouvrièresen coton se mariaient aussi de bonne heure et apportaientfréquemment des enfants en se mariant. Aujourd’hui ellessongent le plus souvent, au lieu de cela, à se marier avecune certaine épargne qui leur permette d’abandonner letravail de la fabrique après la naissance du premier en-fant. Il arrive ainsi que les familles restent ici réunies pluslongtemps que ce n’était le cas autrefois dans les centresouvriers. 50 °/ B de ces gens-là, et c’est assurément une