PREUVES TIRÉES DU LANCASIIIRE
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appelle les « going off clubs »). A Oldliam seul dans lesdernières années il était retiré de ces caisses chaqueannée au commencement des congés pour les excursionsprojetées 65.000 livres (1.300.000 marcs), dont envi-ron 45.000 livres reviennent aux ouvriers en coton et20.000 livres aux constructeurs de machines occupésdans les fabriques ainsi que me l’a affirmé M. Andrewque j’ai maintes fois nommé.
Les ouvriers parcourent alors la région voisine des col-lines du Derbyshire et le bassin des lacs anglais ; beau-coup d’entre eux vont à Londres pour y visiter les curio-sités, et quelques-uns même prolongent leur voyagejusque sur le continent. Mais ce qui de tout est le plusrecherché, c’est la mer ; en particulier l’ile de Man etla station de bains de mer de Blackpool située dans leLancashire sont ces jours-là inondées de touristes.
Avec un ecclésiastique de ma connaissance qui voulaitvisiter un de ces jours de congé ses paroissiens à Black-pool, je me rendis à cette station balnéaire. Arrivés parun train de plaisir, nous traversâmes le village encom-bré de monde et composé de maisons de location, etnous nous rendîmes tout d’abord à la plage. Là grouil-laient des milliers de gens, bien nourris et bien habillés,les hommes pour la plupart de cette stature puissante, unpeu lourde, qui nous frappe souvent chez les Anglais , lesjeunes filles et les femmes vraies Anglaises par la taille,la stature et le teint, et parmi tout cela quelques typesceltiques isolés. « 90 °/o ces gens-là, m’apprit mon com-pagnon, sont des « mill-hands » c’est-à-dire des ouvriers del’industrie du coton, les autres pour la plupart sont desconstructeurs de machines. » Son œil exercé reconnais-
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