CONCLUSION
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lin centre renommé du mouvement d’association qui s’yest introduit de bonne heure, venant du Lancashire ,mais aussi le siège et le point de départ d'une organisa-tion purement commerciale pour toute l’industrie de lalaine et du lin peigné, tandis que les sociétés d’ouvriersà Bradford et à Leeds présentent encore ce caractère àmoitié politique et radical, qui distingue toujours les or-ganisations d’ouvriers, encore au premier degré de l’é-volution de la grande industrie.
Mais pour voir la confirmation la plus frappante de lathèse établie plus haut, rendons-nous à Macclesfield , cetantique village du Chester, qui est le siège de l’indus-trie anglaise de la soie.
La technique de l’industrie anglaise de la soie estcomme jadis. Le mode d’exploitation y est dans la plusvaste proportion l'industrie en chambre. La situation destisseurs en chambre est extrêmement misérable et merappelait les mauvaises conditions de l’industrie en cham-bre de l’Allemagne . Le tisserand gagne habituellementenviron lOsh. par semaine, dont une partie est employéeà la location du métier, à l’achat de fuseaux, etc. Entous cas j’ai constaté une série de cas n’ayant riend’exceptionnel, dans lesquels il n’est pas gagné plus de5 sh. net par semaine. Encore plus fâcheuse est l’extra-ordinaire irrégularité du travail. Quelques-uns de cestisseurs de soie m’affirmaient qu’ils cherchaient vaine-ment du travail pendant plusieurs mois, et même pen-dant la moitié de l’année. Les budgets d’entretien deces gens-là—j’en ai établi plusieurs — rappelaient ceuxdonnés par Rechenberg des tisserands de Zittau .
Un tisseur en chambre de Macclesfield , ancien prési-
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