VARIANTE DU PLAN XVI
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sager sérieusement une attitude résolument offensive quinous mît à l’abri de toute manœuvre allemande.
La réfection complète d’un plan représente toujours unepériode délicate. Je décidai, sur ces directives générales,d’apporter au plan une simple variante. Les études pré-paratoires étaient terminées lorsque je partis pour lesgrandes manœuvres d’automne. Ces études donnèrentnaissance à la variante n° 1 du plan XVI qui prit la datede septembre 1911.
Dans cette variante, la couverture de première urgence étaitassurée par les 7 e , 20 e et 6 e corps, et par les 8 e , 2 e et 4 e divisionsde cavalerie, sur une ligne jalonnée par Delle , Giromagny,Corcieux, Bayon, Saint-Nicolas-du-Port, Domèvre-en-Haye,Vigneules-les-Hattonchâtel, Fresnes-en-Woëvre, Damvillers,Montmédy .
Derrière cette couverture, nos six armées étaient rassem-blées du sud au nord dans l’ordre suivant :
4 e armée (3 corps d’armée et une division de cavalerie) dansla région Belfort, Lure, Remiremont ;
l re armée (4 corps d’armée et 2 divisions de cavalerie) dansla zone Épinal, Toul, Chaumont, Langres ;
2 e armée (2 corps d’armée) dans la région Saint-Dizier , Join-ville, Gondrecourt, Ligny-en-Barrois ;
3 e armée (2 corps d’armée et 2 divisions de cavalerie) dansle périmètre Pierrefitte, Heiltz-le-Maurupt, Bar-le-Duc ;
6 e armée (4 corps d’armée, plus éventuellement le 21 e ) dansle triangle Sainte-Menehould, Reims , Cliâlons ;
5 e armée (2 corps d’armée, plus éventuellement le 19 e ) entreAmagne et Mézières.
En outre :
Un groupe de trois divisions de cavalerie à Renwez ;
Un groupe de divisions de réserve à Vesoul ;
Un groupe de divisions de réserve à Toul ;
Un groupe de divisions de réserve à Bar-le-Duc , Sainte-Menehould ;
Un groupe de divisions de réserve vers Mézières.
Dans mon esprit, cette concentration pourrait, au mo-ment du besoin, être modifiée selon les renseignements quej’obtiendrais : elle no servait, si je puis dire, que de mise